LegiRadar
synchronisation…

Méthodologie

Comment LegiRadar produit chaque carte

LegiRadar est un radar quotidien du pipeline législatif français. Le produit n'a de valeur que s'il est auditable : chaque donnée affichée porte sa source officielle, sa fraîcheur, et le type d'affirmation qu'elle représente. Cette page décrit le contrat.

Ligne éditoriale froide

Nous décrivons des faits de procédure, pas des intentions. Jamais « le gouvernement force la main », « texte caché » ou « loi liberticide » — ce vocabulaire prête une intention à un acteur et n'est pas vérifiable. À la place : « texte déposé le J », « procédure accélérée engagée », « CMP convoquée ». Froid, dense, daté, sourcé.

Une carte sur un sujet sensible n'est jamais publiée automatiquement : elle passe par une relecture au back-office avant d'être visible.

Les 5 types d'affirmation

Chaque affirmation du produit porte exactement un type. C'est l'épine dorsale éditoriale : le lecteur sait toujours s'il lit un fait, une analyse, une inférence, une estimation ou une incertitude.

  • fait institutionnel — Un acte de procédure daté et sourcé (dépôt, renvoi en commission, séance, scrutin, promulgation). Vérifiable sur la source officielle.
  • analyse procédurale — Une lecture de l'état de la procédure (texte accéléré, en navette, en CMP). Déterministe, dérivée des faits.
  • inférence produit — Un classement opéré par LegiRadar (domaine thématique, mise en avant). Affiché comme tel, jamais comme un fait officiel.
  • estimation — Une valeur calculée avec incertitude (un score). Toujours accompagnée de son ledger : composants, sources, version de la formule.
  • incertitude — Ce que nous ne savons pas encore, ou ce qu'une source ne couvre pas. Dit explicitement plutôt que masqué.

Chaque carte est sourcée

Aucune carte sans au moins une source officielle cliquable. Les faits ne viennent jamais d'un modèle de langage : ils sont extraits des données ouvertes structurées de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le LLM, quand il est activé, ne fait que résumer ou rédiger — il ne décide jamais d'un fait ni d'un rapprochement sans score de confiance ni relecture possible.

La chaîne de provenance est conservée de bout en bout : snapshot brut → provenance → entité canonique → tentative de matching → correction manuelle. Tout est rejouable et réversible.

3 scores, chacun explicable

LegiRadar calcule trois scores déterministes. Aucun n'est une boîte noire : le tiroir « Pourquoi ? » de chaque carte affiche le ScoreLedger — chaque composant qui a contribué, sa source, et la version de la formule utilisée.

  • Pression — À quel point le texte avance vite et fort : étape atteinte, procédure accélérée, CMP, activité récente, impact thématique.
  • Imminence — À quel point une échéance est proche : prochaine séance, examen en commission, lecture programmée.
  • Confiance — À quel point nous sommes sûrs de ce que nous affichons : qualité et fraîcheur des sources, présence d'un matching AN↔Sénat fiable.

Un score est une estimation, pas un fait : il est affiché comme tel, avec son ledger, et n'existe jamais sans lui.

Fraîcheur honnête

Chaque donnée affiche depuis combien de temps elle a été vérifiée auprès de la source, avec un niveau de couleur :

  • Vert — vérifié il y a moins de 6 heures.
  • Ambre — entre 6 et 48 heures.
  • Rouge — plus de 48 heures, ou la source a renvoyé une erreur.

Quand une source est en panne, c'est visible — nous ne masquons pas une donnée périmée derrière une fausse fraîcheur.

Provenance : open data AN + Sénat

Les données proviennent exclusivement des jeux de données ouverts officiels :

Nous ne scrapons aucune source qui existe en open data structuré. Le rapprochement entre un dossier de l'Assemblée et son équivalent au Sénat repose sur des identifiants croisés déterministes ; en cas d'ambiguïté, le rapprochement est marqué « à vérifier » plutôt que deviné.

Couverture actuelle : les événements du feed sont aujourd'hui issus des données de l'Assemblée ; l'enrichissement par les événements de procédure du Sénat et par Légifrance (lois promulguées, décrets d'application) est une étape ultérieure, signalée honnêtement comme « à venir » là où elle manque.